Mon Elise à moi (et à Françou too)

Commandée en septembre 1996 à l'importateur V2000 au prix de 27454 € (avec cuir, peinture métal, packs confort et rangement, longues-portées), après avoir servi de modèle au reportage de British-Cars, elle entrait en France début novembre, stockée dans le hangar d'une filiale de V2000, concessionnaire Ferrari, près des quais de Bordeaux. Son châssis porte le n° 364. 

A la noël, Françoise et moi prenions le train depuis Montpellier pour en prendre livraison et la ramener à la maison.

Ce fut un véritable coup de foudre de la voir tapie au milieu des Ferrari dans l'ombre de l'entrepôt, minuscule et sombre parmi les monstres rouges. Une panique... ne pas pouvoir entrer dedans... Miracle ! je rentre, je sors, c'est grand dedans et il y a même un coffre contrairement à ce que certaines mauvaises langues publiaient après la présentation au Mondial en octobre...


Noël 1996, la Garonne, entre-deux-mers, Françou tente de s'extraire de la bête 

Nous restons quelques jours à Bordeaux. le temps est très froid, le bassin d'Arcachon charrie des plaques de glace à la pointe du Cap-Ferret et nous jouissons de l'inouïe vivacité de la belle, du bruit et de l'odeur du moteur là juste derrière nos têtes et surtout du regard des gens, partout curieux, toujours sympathique, accueillant, chaleureux.

Nous avons le sentiment que toutes ces années passées jusqu'à ce jour à rouler dans des autos ordinaires ont été des années perdues, inutiles, gâchées...

Le retour à Montpellier dans la tourmente de pluie et de neige par les petites routes pour éviter l'autoroute bloquée par la neige fut sans problèmes sauf d'écoper l'eau qui entrait de partout (mais enfin, c'était une Lotus et je savais avant de l'acheter à quoi m'en tenir)


première sortie au Cirque de Navacelle en janvier 1997

J'ai très vite compris que cette auto avait toutes les qualités : 
     Belle à mes yeux, à ceux de mes proches et à ceux de tous les gens qui passent, universellement belle, pour mon vieux papa, pour les enfants de la maternelle en face du garage, pour mes amis BCBG comme pour les gars du quartier.
     Classique, intemporelle, parfaite aujourd'hui elle le sera encore dans 50 ans.
     Écologique, ouverte sur le soleil, la nature, le paysage ; construite pour durer, en aluminium, Kevlar et fibre de carbone, matériaux qui ne rouillent pas ; simple, sans ces mécanismes qui vieillissent et tombent en panne ; avec des freins en céramique (comme les assiettes) qui ne s'usent pas, une consommation de carburant ridicule, une fréquence d'entretien de Twingo et une prime d'assurance du même ordre...


le Pic Saint-Loup, en février 1998, la plus belle pompe d'Europe pour le vol à voile

     Universelle dans son usage : aller au travail tous les jours, se balader le dimanche avec Madame, sortir dîner au Macdo ou chez la Baronne, aller au circuit, courir, gagner, rentrer avec à la maison, partir en vacances 5 semaines au confins de l'Europe, aller au ski à deux, au golf... Même la laisser garée au bord d'un trottoir dans un coin mal famé n'est pas trop dangereux tant elle inspire la sympathie !!!


un petit tour sur le circuit de Scandinavie entre Stockholm et Göteborg en août 2000

En plus c'est une vraie Lotus, c'est à dire une auto pas tout à fait terminée que l'on doit intensément bidouiller. Tous ces bidouillages la maintiennent dans un état de jeunesse perpétuelle et lui conservent sa valeur (une Élite de 40 ans d'age vaut aujourd'hui le prix exact d'une Elise neuve) Tous ces bidouillages qui rapprochent les propriétaires les uns des autres et qui sont un lien avec l'équipe de l'usine Lotus sont probablement la plus grande qualité de cette auto.

Je raconte ici mes aventures techniques, le palmarès de la voiture lors des courses ou réunions sportives auxquelles j'ai participé et les travaux d'entretien.